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Pseudo: zedronCatégorie: SurfDescription:
Un blog décalé sur le microcosme du surfing. Humour, réflexion, technique, épilation. Ecrit en français ou en croate à la rigueur (non au texto style). COWABUNGA!
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Mercredi 17 Janvier 2007

Une petite séquence égocentrique... quand la glisse méditerranéenne rencontre le power de l'Océan Indien (vaut mieux que 2 tu l'auras ouf ouf ouf) ça donne de la gerbe... Photos : mon copain Ju le Grondin. Spot : devine.

1...Tout est dans la "mouette attitude".2... et paf la gerbe (je suis content) !

et 3... et c'est reparti.

 

 

 

 

 

 

publié par zedron publié dans : contreculture
Dimanche 07 Janvier 2007

 

 

 

1ère partie : une épique traversée...

 

 

 

 

Eric dit «     Eric Daron dit "le Dru", la mascotte de ce trip, prenant la pose et des couleurs devant le petit port de pêche d'Arugam Bay. Il ne manque que l'odeur de poisson pourri !

 

 

  Beaucoup de surfers sont devenus voyageurs par la force des vagues, poussés par la quête de leur « précieux », l'onde parfaite. Seule la dévorante passion du surfing peut pousser un individu normalement prudent et civilisé à s'exporter vers des contrées improbables, voire incongrues : no man's land aux températures polaires pour certains, pays aux conditions insalubres, minés par la malaria et/ou la famine, ou encore états en proie à la guerre civile pour d'autres... Mais tous pays fortement pourvus en breaks translucides !

Le Sri Lanka, ancienne colonie Britannique de l'Océan Indien autrefois appelée Ceylan, est un coin a priori pas trop craignos. A priori seulement, car selon les régions et les périodes, ça peut virer franchement flippant. Encore faut-il savoir où et quand l'on prend des risques pour sa vie ; et la santé mentale de ses proches qui découvrent au J.T. de 20 heures que l'Etat d'urgence vient d'être décrété dans le pays où leurs rejetons, à peine majeurs pour certains, viennent de s'envoler pour 5 semaines ! Récit d'un surftrip initiatique et fabuleux.

 No More Rougning, let's go surfing 

 

 

   L'idée de partir en surftrip au Sri Lanka nous est venue après que Vince (Vincent Chasselon, photo ci-dessus, en action sur la côte bleue), nous ait conté ses incroyables sessions sur le pointbreak d'Arugam Bay, alors encore peu connu des foules. Le bougre y était parti à plusieurs reprises, en pension complète chez l'habitant, dans un cadre reculé mais idyllique, à se goinfrer de ces interminables droites aux trois sections parfaitement définies.

 Notre fine équipe était composée de Ben et Thomas Buchotte (le fameux), de Jean-Philippe alias Zorbec le Gras et des frères Daron (Dru, le benjamin, 18 ans à peine, et votre serviteur, doc Zedron). Nous étions affamés de surf comme après chaque année à « rougner » en méditerranée. Et oui, les surfers de la Grande Bleue et plus particulièrement les marseillais sont les plus grands « rougneurs » du monde. Le rougnage étant une discipline à part dans le surf, tout comme le big wave riding peut l'être pour certains... Sauf que le rougnage consiste à surfer n'importe quoi, à repousser les limites de l'insurfable, vers toujours plus petit et plus mou histoire de surfer un maximum en méditerranée ! Notre inspiration incontestable a toujours été Vince Chasselon, premier méditerranéen à figurer dans la presse surf nationale et le seul mec capable d'envoyer des énormes round house cutbacks dans les vagues moisies de 30cm du Prado Beach, à Marseille. Personnellement, j'ai toujours pensé que Vincent aurait pu être champion du monde de « rougne surfing ».

 Ceci dit, malgré une prédisposition certaine pour cette charmante discipline, il arrivait toujours un moment dans la saison où nous criions de concert : « no more rougning ». Ce moment correspondait souvent aux vacances scolaires ou universitaires. Ou pas. Time to go camarades !

 Envoleuh toaaaaaa !!! (comme dirait Jean-jacques)

 Ainsi donc nous décollâmes mi-juillet 1998 de l'aéroport de Nice, chargés comme des mules et excités comme des puces. Rien à signaler hormis une «Shamanisation*» de belle facture réalisée par mes soins, à savoir un oubli du sac à pharmacie aux rayons X. Heureusement mon jeune frère le Dru a remarqué la bévue juste avant que l'on n'embarque. Nous aurions eu l'ai con sans anti-paludéens, répulsifs et autres moustiquaires... S'ensuivit un vol paisible, ponctué cependant par les classiques ennuis de « tuyauterie » de Tom, qui ne pût s'empêcher de faire partager les tribulations de sa vie intérieure à ses compagnons de route, nombreux en avion. Fort heureusement, les mignonnettes étaient là pour nous aider à trouver le sommeil. Sales gosses.

 Premières sensations

 

  L'arrivée à l'aéroport de Colombo était pas mal. Le gars qui devait venir nous chercher n'était pas là, classique, et une horde de chauffeurs plus ou moins improvisés nous sautaient dessus pour proposer leurs services, plus ou moins compétitifs. Impression d'être des dollars sur pattes. Ca pousse, ça crie, ça sort des pancartes en carton de toutes part. Un peu en loose, nous parvînmes tout de même à trouver un gus pour nous mener à bon port. Il faut savoir que notre destination, Arugam Bay près de Pottuvil, se situe à l'extrême Sud-Est de l'île et que l'aéroport de Colombo est de l'autre côté, donc relativement éloigné. Surtout, il faut savoir que la minorité Tamoule (à majorité Hindouiste) livre une guérilla farouche aux forces armées officielles dans certaines régions du Sri Lanka et en particulier dans le Nord et le Sud-est du pays. La majorité des Sri lankais étant quant à elle d'origine Cinghalaise, pratique le culte Bouddhiste et tient les rennes du pouvoir politique et économique. Notre chauffeur, que l'on appellera ici « Jo » était Cinghalais. Pour être honnête, on l'avait un peu choisi par défaut, du fait de notre chargement imposant, de l'éloignement et de la nature de notre destination finale. Jo n'avait pas l'air franc du collier, arborait néanmoins un superbe sourire commercial sans trop de dents, et semblait peu téméraire. Effectivement.

  

 

 

 

  En passant par les montagnes...

 Jo avait une attitude bizarre. Tantôt excité et jovial, tantôt peu coopératif et taciturne. Il avait répondu « yes » à la question « do you speak english » mais ne pitait absolument rien à ce qu'on lui disait. En réalité, Jo le cinghalais les fouettait grave à l'idée de faire une excursion dans une zone contrôlée par les Tamouls. Ce qui a fait que le voyage nous parut parfois long et pénible.

 En effet, lorsque Jo comprit réellement où nous allions, soit un certain temps après que nous soyions partis de l'aéroport, il devint tout transé*. Imaginez un type qui s'arrête prier à tous les autels Bouddhistes qui bordent la route ! Un arrêt toutes les 5 minutes ! Et plus on s'éloignait de la capitale plus il priait longtemps. Quand il s'arrêta faire changer tous les pneus de son Nissan défoncé à nos frais, l'ambiance se raidit. Surtout que la nuit tombait et qu'on n'avait aucune idée de l'endroit où l'on se trouvait. Nous lui avons dit d'aller se faire un twist lui et ses pneus, (en termes choisis, les mains ont la parole). Dru, notre benjamine mascotte, ne prononçait plus un mot. Il était devenu comme aphone à la sortie de l'avion. Il hallucinait ! Il faut dire que l'ambiance dans le mini van était surréaliste, car le Sri Lanka est un pays surréaliste, surtout pour les jeunes bleus que nous étions à l'époque. « La route dans la jungle ! Des éléphants et des singes sur la route »!

 La route constitue l'unique axe de vie dans un pays où la jungle est omniprésente et où la population, toujours plus nombreuse, s'y presse, commerce ou palabre en jouant au Carum (sorte de billard Sri Lankais, excellent). La circulation y est des plus rock n'roll. Outre l'utilisation immodérée du klaxon, les Sri Lankais, qui conduisent à gauche, semblent ignorer les inconvénients d'un décès prématuré. Ils s'en foutent, ils ont plein de vies ! Nous crûmes donc passer de vie à trépas en maintes occasions. La plus mémorable fût cette sortie de route impromptue alors qu'un énorme camion venait en face, klaxonnant comme un fou. Au Sri Lanka, les priorités s'établissent en fonction de critères simples : la taille du véhicule et l'inconscience de son conducteur. Ignorant cette règle de base, notre chauffeur attendit crânement le dernier moment pour « céder » le passage au mastodonte rugissant. Comme la route n'était pas bien large, notre mini-van continua sa course sur la piste attenante, manquant d'écraser moult piétons et animaux... Chaleur. Pour le coup, le Dru, qui n'avait toujours pas recouvré l'usage de la parole, choisit d'exprimer ses émotions grâce à un rictus et à une couleur de visage appropriés, genre très figé et ultra blême. Jo, qui commençait vraiment à nous gonfler, se fit copieusement incendié par tout le reste de l'équipe.

 Et oui, des champions y'en a partout,  et il nous sembla qu'on avait hérité du plus gros crétin du Sri-lanka (complètement cinghlais ah ah ah), ne manquant jamais une occasion pour essayer de nous taper des dollars, roulant tantôt à deux à l'heure sans raison, tantôt à 100 au milieu de la foule, flippé comme c'est pas permis... Nous manquâmes de le sacrifier à Vichnou (ou à un de ses potes) quant nous découvrîmes que l'olibrius ne faisait pas du tout route vers notre destination. Il a vraiment failli se prendre une rouste de la part d'un Zorbec excédé quand il refusa de reprendre le volant après une nuit passée dans un hôtel au milieu des montagnes. Rouste qui eût été doublement méritée : d'abord le trajet entre l'aéroport et Arugam Bay s'effectue en principe en une journée; ensuite il voulait nous lâcher au milieu de nulle part en ayant empoché tout l'argent de la course en avance !

 La situation dégénéra à tel point que les employés de l'hôtel durent intervenir et jouer le rôle de médiateur entre nous et Jo. Il accepta finalement de reprendre la route non sans ronchonner. Nous nous aperçûmes plus tard que les nombreux détours et contournement effectués, ne servaient à rien d'autre qu'à faire durer le voyage et augmenter ses honoraires, dépassant déjà largement les tarifs usuels...

 

 *shamanisation : action de faire le shaman. Ici : faire n'importe quoi. On peut shamaniser avec ou sans l'aide de psychotropes.

 

  *transé : être  en transe au sens de pas tranquille du tout, très perturbé. On peut être transé de naissance ou à l'aide de psychotropes, au titre des effets indésirables.

   Fin de la première partie...

 

 

 

 

 

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Vendredi 05 Janvier 2007

 

Pas trop de vague pour ce réveillon du 31 mais matez ce ciel incroyable!!! Il n'ya aucun travail ni effet sur la photo. Nous avons bu le champagne sur la plage et avons eu droit à un spectacle inoui offert par Mère Nature. Ces couleurs et nuages exceptionels sont dus au cyclone CLOVIS devenu par la suite tempête tropicale. BONNE ANNEE A TOUS !!!

 

 

 

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Mardi 19 Décembre 2006

photo : Herbert Léonard (pour le plaisir) by Charly Bell !

Viendez checker le site de Charly, superbes tofs aquatiques : watershot.fr

A paraître prochainement : récit épique d'un trip mémorable Sri Lankais : check it out !

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Samedi 09 Décembre 2006

Souvenirs, souvenirs... Photo :R. Bayon

Cette photo prise par SuperBayon sur mon homespot Marseillois de l'époque, date de l'été 2000... Même si les conditions n'avaient rien de fantastique, je me souviens de notre excitation quand ce vent d'Ouest avait provoqué une soudaine apparition de swell, rare  en cette période de l'année. La même exaltation qui m'envahit aujourd'hui quand un "dalon" (pote en créole) m'appelle pour m'annoncer que Saint biiip est en feu. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ai l'ivresse !!! Grosse pensée à mes collègues restés au pays, riders de vieille ou dompteurs de lions...comprenne qui pourra!!!

 

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Jeudi 07 Décembre 2006

 

Photo : "cotorep boy" by Ju Grondin

Le surf est un sport extrêmement  traumatisant pour le corps : lombaires, cervicales et genoux notamment sont fortement sollicités. La culture surf étant en France encore jeune, beaucoup de pratiquants, y compris expérimentés, n'ont pas conscience des dégâts que peuvent engendrer une pratique mal gérée.

En effet, combien de surfers se jettent à l'eau sans s'être préalablement chauffés et étirés?

En réalitét, la majorité d'entre nous zappe complètement ces préliminaires qui sont pourtant  indispensables à l'assouvissement de notre passion sur le long, voire le moyen terme. Or, passer outre la préparation physique peut vous ammener à ne plus pouvoir surfer au bout d'un certain temps! C'est ce qui a failli m'arriver après une douzaine d'années de surf "débile".

NON AU SURF DEBILE

J'ai commencé le surf en méditerrannée à 15 ans, en 1990. A cet âge, on est dans un sentiment de toute puissance, on se sent indestructible, donc les échauffements et autres stretching pré et post surf paraissent superfétatoires; pis encore, on se fout allègrement  de la gueule de ces rares types qui semblent faire un remake de "Véronique et Davina" (toutouyoutou)sur la plage! Et après une heure de bagnole (en méd on fait plein de kms pour surfer) et douze pétards dans le cornet, on se jette dans l'eau froide comme des dératés, on essaie de profiter un maximum de ces vagues éphémères...Et quelques années plus tard, le doc vous apprend que le surf c'est du passé : plus de disques au niveau des lombaires, et des cervicales "d'une personne de 50 ans"(j'en avais 28 à ce moment-là)...

Moralité : des mois et des mois à ne même plus pouvoir se tenir droit, bloqué, sous médocs et pétards (trop) pour pas péter les plombs, incapable de travailler et encore moins de surfer. J'en ai chialé devant le spot. J'ai du arrêter de surfer plus d'un an alors que j'avais émigré à la Réunion pour surfer, justement. Down, very very down...Un corps médical qui ne pige rien au surf et à ses contraintes, un ostéo qui vous ruine en faisant n'importe quoi (ceci dit il en existe des bons mais faire une enquête sérieuse au préalable), des spécialistes pas psy pour un sou ("le sport c'est définitivement  terminé pour vous si vous ne voulez pas finir dans un fauteuil" "c'est très grave" etc...), bref la grosse déprime. De plus j'apprends que j'ai une spondylo machin chose (malformation de la vertèbre L5, vraisemblablement due à trop de sport "débile"pendant la croissance). J'ai bien cru que c'en était fini du surf. Je crois bien que j'en ai même fait une dépression. J'ai souffert nuit et jour pendant bien 18 mois, je suis devenu irascible. La fin du rêve, le mini-drame.

SURFER PLUS LONGTEMPS, SURFER MIEUX

Bon ok j'arrête le pathos, d'ailleurs je m'en suis à peu près sorti (pas trop mal le carve pour un "cotorep" non?). Grâce au yoga et à un kiné qui souffrait du même mal que le mien et qui ne m'a même pas fait payer la séance. Et surtout grâce à beaucoup de détermination, de passion et de soutien de mes proches (merci ma femme, merci maman!).

Aujourd'hui je resurfe, seulement frontside car le backside me fait mal (pour l'instant), je peux même dire que je surfe mieux qu'avant, grâce au yoga qui m'a appris le "geste conscient" et m'a fournit une bonne musculature, mieux équilibrée entre le bas et haut du corps, et de meilleurs appuis dans le sol donc sur la planche.

Ce message s'adresse avant tout aux jeunes : je ne suis pas un cas isolé et sachez que de très bons surfers ont dû arrêter de surfer définitivement; qu'un mec comme Robbie Page (ex wct) a lui aussi failli arrêter et a ruiné sa carrière because vertèbres en vrac. Ne soyez pas aussi cons que nous les plus vieux avons été : préservez votre capital santé (mettez aussi de la crème solaire surtout en été et sous les tropiques).

Pour vous motiver, sachez que le yoga et d'autres sports complémentaires (comme la natation et le vélo) vous permettrons d'élever votre niveau de surf de façon très significative (Ah si j'avais su avant!). Si des crétins se foutent de votre gueule quand vous faites "Véronique et Davina" sur la plage, rigolez et pensez à eux dans 10 ans quand ils seront le cul assis sur la plage sans plus pouvoir surfer. Etirez- vous au moins 20 minutes avant et après chaque session.

Enfin, cerise sur le gâteau, sachez que vous serez mieux dans votre tête quand vous aurez appris à vous relaxer par la respiration yoguique. Jetez un oeil aux sites internet consacrés au yoga et courez vous inscrire à des cours. Vous allez ainsi surfer plus longtemps et mieux. Sans compter que votre nouvelle souplesse vous permetttra des performances nocturnes fort satisfaisantes pour vous et votre partenaire !

Je développerai dans un prochain article les quelques gestes de base à faire si vous souffrez des lombaires. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire sur le blog ou sur mon mail : renauddaron@hotmail.com.

Excellent surf à tous!

 

 

 

publié par zedron publié dans : contreculture
Mardi 05 Décembre 2006

 

Photo : ouam by Grondinoscope

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Mardi 05 Décembre 2006

 

Photo :Ouam by M. Grondin Herbman 

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Mardi 05 Décembre 2006

 

Si les femmes représentent peut-être une alternative politique, elles sont à coup sûr l'avenir du surf. En effet, tous ceux qui en possèdent une savent à quel point ces sympathiques créatures sont, dans la plupart des cas, moins cons que nous. Et je dis pas ça par démagogie ou parce que je suis désireux de m'attirer leur faveur, je tiens ces propos car c'est la vérité.

Je m'explique. Il y a quelques jours de cela, je surfais à Saint Truc comme à mon habitude quand surgit une horde de gamines entre 12 et 16 ans. Vu leur très bon niveau et leur engagement (beaucoup d'adultes mâles n'auraient pas droppé les bowls sur lesquels elles démarraient),  j'en déduisis qu'elles devaient avoir été ammenées là par leur club ou entraîneur(se). Je dois avouer que, savourant un très correct saint leu sans trop de monde, je ne fus sur le moment que moyennement ravi par la perspective de partager ces jolis bowls avec une douzaine de collégiennes bruyantes. Quel gland!

Oui, quel gland. En effet, non seulement ces adorables nymphettes surfaient admirablement bien mais encore elles manifestaient une joie de vivre proprement désarmante, surtout à Saint Leu où c'est souvent à celui qui tirera le plus la gueule (voir article précédent "comment surfer un spot worldclass...")!

D'abors agacé, je devins interloqué, puis franchement content de partager une session avec ces pitchounettes pleines de zinc et de bonne humeur. Point de snake, ni entre elles ni vis-à-vis des autres surfers, plein d'encouragements dès qu'une de ces ondines attrappait une vague, plein de sourire à tout le monde...et grosse baffe pour les surfers barbus conos que nous sommes!!!

Quelle leçon : alors que les juniors compétiteurs mâles se prennent pour des ours dès leur premier poil aux couilles même pas encore descendues, snakent les moins forts qu'eux, voire insultent les débutants, adultes y compris, ces demoiselles chargaient franchement, faisaient des politesse à qui mieux mieux, sans se prendre au sérieux une seconde. Telles des délicieux miroirs, elles nous renvoyaient une image pas jojo du tout de nos comportements de machos débiles qui n'ont rien compris au surf.

Un "détail" qui acheva de me persuader que les filles sont les dernières gardiennes du temple du bon esprit : Je parvins à chopper une vague de série et au moment de me caler dans le tube je fus contraint de faire un tout droit pour éviter une ondine un peu en panique au canard dans un bowl assez "sec". Un peu vert car c'était la vague de ma session, je ne dis rien car c'eût été franchement minable de ma part, et remontai prestemment au pic dans l'espoir d'en attrapper une aussi belle. Qui ne vint pas. Puis, au moment de sortir de l'eau et après avoir surfé une rougne (le vent s'était levé entretemps), trois d'entre ces fillettes vinrent me trouver pour s'excuser de m'avoir gêné...et là c'était moi qui était gêné. C'étais la première fois en presque 5 ans de saint truc, alors que je ne suis "qu'un zoreil", que j'étais l'objet de tant de sollicitude, tout ça pour un pauvre et hypothétique tube manqué!!! J'en suis resté interdit mais convaincu d'une chose : plus il y a de femelles à la flotte plus le taux de testostérone, donc de connerie, baisse.

Femmes de tous âges et de toutes conditions, je vous aime.

 

 

 Bon ok celles-là ne sont pas de vraies surfeuses (encore que Caméron Diaz est fan de surf), mais elles sont sacrément jolies...

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Mercredi 01 Novembre 2006

Jesus revient

Après avoir arraché hier une dérive sur ma planche "homemade"(photo du haut, planche jaune), je me retrouvais tout penaud sur le bord, tel l'enfant privé de son jouet préféré qui rumine en regardant ses petits camarades s'éclater comme des fous sur cette fameuse gauche de l'ouest Réunionnais. Désemparé donc, et en proie à moult soucis et tracas d'ordre existentiels, un sympathique Christian Surfer (il existe une petite colonie de surfers chrétiens à la Run), plein de compassion envers son prochain vint me proposer sa planche. Malheureusement, ladite planche relevant plus du tronc d'arbre que des thrusters que j'affectionne, je déclinai poliment son auguste et charitable proposition.

S'ensuit un débat théologique passionné,  lui me vantant les bienfaits de l'amour de Jésus, moi tentant de le persuader des vertus de l'agnostisme et des méfaits du dogme religieux, manifestement sans succès (c'est un peu comme tenter de convaincre un maoïste d'adopter l'économie de marché).

A l'appui de sa thèse, il me conta les circonstances proprement divines ayant présidé à sa tardive conversion. Il avait en effet frôlé la mort plusieurs fois en trip et chaque fois une âme charitable lui était venu en secours, alors qu'il croyait sa fin venue. Prenant du recul sur ces faits "miraculeux", il en déduisit qu'il devait sa vie à la miséricorde divine. Depuis, sa vie n'était qu'amour de jésus, il était heureux, et désireux de partager sa révélation avec ses frères  surfistes. Pourquoi pas, mais quand même.

What is the rapport avec la choucroute?

En effet, cher et peut-être unique lecteur, tu dois te demander quel est le rapport entre Jésus, la miséricorde Divine et...les planches de série en sandwich?!

J'y viens camarade. Bref, la conversation quoique fort courtoise, commençait à tourner en rond et je sentais le désespoir m'envahir à nouveau quand, soudainement, un messie providentiel vint conforter la position de Christian (c'est son prénom, ça ne s'invente pas). Le messie en question n'était autre qu'un pote surfiste que je n'avais pas vu depuis longtemps cause surftrip, qui vint nous saluer, Christian et ouam, avec une superbe petite Tufflite rouge sous le bras...et, contre toute attente (le surfiste n'est en général pas prêteur surtout avec sa planche à 800 euros!), eût la gentillesse de me la prêter. Alelluia, Jah no dead, allah akbar, Vichnou est mon ami, Jésus est reviendu, etcaetera!   Non seulement je trouvais là une fort belle occasion d'échapper à notre conversation mystique, mais encore j'allais pouvoir ripper l'ondulation avec une de ces planches en sandwich que je n'avais jamais eu l'occasion d'essayer!!! Jésus est tout de même relativement grand, je te le concède, ô ami surfer chrétien.

Cut back to nos moutons : banc d'essai de la touffelight

Bon, c'est vrai l'introduction de mon sujet est un peu longue et alambiquée mais entièrement véridique. Tant bien est-il que j'ai pu remarquer, concernant cette jolie petite planche rouge les choses suivantes :

1. Mini riquiqui mais qui flotte sacrément bien.

2. deux coups de rame et c'est parti.

3. la planche va à une vitesse proprement hallucinante ce qui n'est pas nécessairement un avantage sur une vague de reef parfaite, question de rythme.

3. la planche vire très voire trop bien, j'avais donc un peu l'impression de surfer sur des oeufs (durs).

4. la planche fait un drôle de bruit et a tendance à s'envoler dans le clapot.

5. elle ne perd pas de vitesse dans les cut back mais ne pardonne pas les mauvais dosages.

6.elle coûte un bras mais elle est vraiment joulie.

Conclusion : à mon avis il faut un temps d'adaptation pour les appuis, surfer plus fléchi que d'habitude à cause de la vitesse et de la manoeuvrabilité extrême (et peut-etre des dérives un peu plus raides que des fcs en polycarbonate pour le drive dans les conditions solides)...

Je recommande ce type de planche pour les petites conditions glassy où la réactivité de la board est importante mais je dirais bof dans le clapot et les vagues solides, où la souplesse du clark pardonne plus. En effet ces planches ultra-légères sont également ultra-raides avec les avantages et inconvénients que cela suppose.

Pour finir, il existe un compromis entre le clark (et autres pains de mousse polyuréthane classiques) et ces planches de série. L'atelier "Ultimate pro", qui sponsorise notamment l'excellent adrien RAPP, installé à l'étang salé (à la Réunion) propose des planches sandwichs disposant d'une souplesse comparable aux planches classiques, avec l'avantage du sur-mesure. Attention, toutes ces planches sandwichs flottant plus que les planches traditionnelles, revoyez vos côtes à la baisse (par exemple si vous surfez habituellement une 6'3", une 6' fera l'affaire).

Pour finir tordons le cou à une idée reçue dans le microcosme surf : cette technologie n'est pas nouvelle, tout comme les dérives amovibles; en effet, la technologie sandwich et la stratification sous-vide ont été littéralement pompées du windsurf. Ainsi, ex-windeu, j'avais au début des 90's un superbe custom de vagues "Epluchures Beach"(du shaper légendaire de Marseille, Claude Campo) en sandwich et j'avais comme beaucoup pu constater à peu près les mêmes avantages/inconvénients que ceux décrits plus haut à propos de la tufflite et du clark.

Sur ce les amis, je vous invite à tester toutes ces nouveautés vous-même, car une planche c'est comme une femme (ou un homme au choix), il n'ya pas de vérité seulement des sensations.

A plus et bon surf!

C'est moi qui l'est faite !!! Enfin presque, big up à Hugo de sft industrie pour son aide, ses outils, pétards et  précieux conseils. N'hésitez pas à aller voir son site : sft.com (il est le génial inventeur d'un système de dérives amovible révolutionnaire :check this out)

PS : il existe un inconvénient non négligeable aux planches en sandwichs et plus généralement en époxy : en cas de pet elles boivent l'eau et se délaminent rapidement : gare, surtout en trip.

De plus, certaines de ces planches étant creuses, si vous les casser en 2, vous avez intérêt à défaire votre leash si les conditions sont solides. En effet, on "oublie" dans la presse spécialisée (sponsorisée?) de dire qu'en cas de bris, votre planche ou ce qu'il en reste jouera le rôle non plus de bouée de sauvetage mais d'ancre!!!Pour ces raisons les planches creuses sont à proscrire dans le gros surf.

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publié par zedron publié dans : contreculture

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