Le français a bien surfé mais il lui aura manqué une vraiment bonne vague avec un tube qui ouvre... CJ en revanche a su en trouver deux correctes. Mais on a senti que tout pouvait arriver dans cette demi pas en sens unique. Time will come....
Le français a bien surfé mais il lui aura manqué une vraiment bonne vague avec un tube qui ouvre... CJ en revanche a su en trouver deux correctes. Mais on a senti que tout pouvait arriver dans cette demi pas en sens unique. Time will come....
On n'y croyait pas forcément mais il l' a fait : Andy Irons signe cette nuit sa 1ère victoire depuis 3 ans, face à CJ Hobgood. C'était également la 1ère fois depuis des lustres qu'on n'avait pas vu l'hawaiien surfer en série avec son coeur, ses tripes. Comme quoi, quand AI veut...
On avait presque oublié à quel point ce surfer de 32 ans est talentueux, mais, surtout après les quarts où il remporta son duel face à Pat Gudauskas, il avait l'air vraiment content, en confiance et plein de bonnes vibes (déclaration d'amour à ses fans, à sa femme et à son futur bébé au micro de GT) : son chemin semblait traçé. AI avait éliminé sur le fil son pote Mick Fanning au tour précédent, rien ne pouvait plus l'arrêter. Pas même le Roi des baldheads (mais pas babylonien pour autant) en demi (où l'Océan lui signifia la fin de son festival)...
Notre maître à tous donc, j'ai nommé l'inusable Kelly Slater, aura cependant été le meilleur sur l'ensemble du contest, comme l'a reconnu AI lui-même. En quart contre Ace-le malin-Buchan (18.67 pts/12.77 pts) : late take-off totalement loose, le corps complètement en extension en bas de vague puis un numéro d'équilibriste dans le tube dont lui seul a le secret : voir la vidéo ! Tout simplement le plus beau move et la plus belle vague de ce Billabong Pro Tahiti. Grâce à sa demi-finale, le presque quadra (38 ans !) remonte à la seconde place dans la course au titre. Ca sent le 10ème sacre à plein groin.
Finaliste, CJ Hobgood aura comme d'hab surfé avec beaucoup d'intelligence tactique. Malheureusement, le meilleur surfer européen actuel, le portugais Tiago Pirès, n' a pas trouvé de vagues décentes à se mettre sous la dent contre lui en quart. Jusque-là Tiago avait pu, encore une fois, rappeler à tout le monde que dans le barrel, il est l'un des tous meilleurs du WT. Il aura été notamment l'auteur d'un tube magnifique après un late take-off "dans le trou", sur une vague laissée par Adriano De Souza (4ème tour). Outre ses excellentes aptitudes de tuberider, Tiago le trilingue surfe avec confiance et ne se laisse pas démonter : il est en mission pour son pays le Portugal.
Excellent parcours des européens
Mais c'est bien Mimi Florès qui a réalisé l'exploit grâce lui aussi à sa gestion tactique (intraitable sur la priorité) et à son agilité dans les petits tubes backside. Jérémy sur des petites vagues surcreuses, c'est vraiment un tueur. Manoa Drollet en a fait les frais en seizième, puis Freddy Pattachia en quart, qui l'avait mauvaise d'ailleurs. Mais l'hawaiien rigolo ne s'est pas fendu d'une sortie de la même veine que celle qui lui a valu une amende de 1.000 $ après qu'il se soit moqué( au micro de GT) du "suçage de boules profond" d'Owen Wright par les commentateurs ! Il avait raison sur le fond (les fixettes des commentateurs peuvent être lassantes), mais la forme n'y était pas pour les puritains de l'ASP. Pour une fois que quelqu'un dit quelque chose...
Jérémy Florès en demi (3ème, désormais 19ème au classement gal), Tiago Pires en quart (5ème) : super résultat pour l'Euroforce. Petites conditions aujourd'hui (enfin cette nuit), fallait être malin et fin tuberider... Et de la chance car les conditions étaient inconsistantes.
A noter aussi l'élimination de Michel "Bouwèèze" en seizième.
Contrairement aux jours précédents, j'ai trouvé le jugement cohérent et juste. Comme quoi, les juges ont encore besoin de se rôder aux fameux nouveaux critères de jugement ?
A ce propos : http://www.surfsession.com/2010/01/16/nouveaux-criteres-de-jugement-pour-l%E2%80%99asp/
Un bon article... que je viens de lire et qui me conforte dans l'idée que le 8.1 pts pour Pat Gudauskas (rodeo flip sur petite vague) était abusé compte tenu du spot et de ses possibilités en matière de choix de vague, d'engagement, etc... Ne pas noter à Teahupo'o comme à Trestles... Le move est terrible, cependant.
On se retrouve à partir du 12 septembre à Trestles pour la sixième étape du WT.
Vidéos et images : billabongpro.com
ZEDron
BILLABONG PRO TAHITI FINAL RESULTS:
1 – Andy Irons (HAW) 14.67
2 – C.J. Hobgood (USA) 8.33
BILLABONG PRO TAHITI SEMIFINAL RESULTS:
SF 1: C.J. Hobgood (USA) 15.00 def. Jeremy Flores (FRA) 12.93
SF 2: Andy Irons (HAW) 13.57 def. Kelly Slater (USA) 10.26
BILLABONG PRO TAHITI QUARTERFINAL RESULTS:
QF 1: C.J. Hobgood (USA) 14.53 def. Tiago Pires (PRT) 6.23
QF 2: Jeremy Flores (FRA) 11.80 def. Fredrick Patacchia (HAW) 11.33
QF 3: Kelly Slater (USA) 18.67 def. Adrian Buchan (AUS) 12.77
QF 4: Andy Irons (HAW) 16.44 def. Patrick Gudauskas (USA) 11.00
BILLABONG PRO TAHITI ROUND 4 RESULTS:
Heat 1: C.J. Hobgood (USA) 13.50 def. Dane Reynolds (USA) 9.67
Heat 2: Tiago Pires (PRT) 14.83 def. Adriano de Souza (BRA) 12.83
Heat 3: Fredrick Patacchia (HAW) 10.00 def. Owen Wright (AUS) 1.10
Heat 4: Jeremy Flores (FRA) 10.00 def. Manoa Drollet (PYF) 5.37
Heat 5: Kelly Slater (USA) 17.70 def. Adam Melling (AUS) 8.43
Heat 6: Adrian Buchan (AUS) 16.67 def. Michel Bourez (PYF) 8.83
Heat 7: Andy Irons (HAW) 14.17 def. Mick Fanning (AUS) 14.07
Heat 8: Patrick Gudauskas (USA) 17.00 def. Damien Hobgood (USA) 13.66
CURRENT ASP WORLD TITLE RACE TOP 5 (After Billabong Pro Tahiti)
1 – Jordy Smith (ZAF) 30,250 pts
2 – Kelly Slater (USA) 30,000 pts
3 – Taj Burrow (AUS) 25,250 pts
4 – Dane Reynolds (USA) 23,750 pts
5 – Adriano de Souza (BRA) 23,250 pts
"Renaud Cardinal a accepté d'être notre consultant shape/technique malgré son emploi du temps très chargé. Une référence du shape européen rien que pour nous. Du précis, du pointu,
donc pas toujours évident à suivre mais passionnant. Profitons-en, c'est pas tous les jours qu'un (excellent) shapeur consent à lâcher ses infos, ses petits secrets...
Renaud Cardinal par lui-même : 33 ans, né à la Rochelle où je vis toujours, en couple, 2 enfants, une petite fille, Lou, et un petit garçon, Pieter (qui est né il y a quelques jours :
félicitations aux heureux parents ndlr !).
J'ai commencé le surf vers l'âge de 12 ans avec mon père. Le problème était que sa Barland pesait dans les 15 kilos, et comme nous surfions la Côte sauvage de Royan, il fallait se taper 20
minutes de marche en forêt et dans le sable... Arrivé sur la plage, j'étais épuisé ! En plus, comme la planche n'avait pas de plug de leash, je passais plus de temps à nager pour la récupérer
qu'à surfer ! Rapidement, mon père et moi avons décidé de me fabriquer une planche adaptée à mon gabarit : je pense que c'est à ce moment-là que tout a commencé.
J'ai donc shapé très tôt -les pires planches !-, mais le truc a vraiment démarré à mes 17 ans. Alors que j'étais encore au Lycée, nous avons créé l'entreprise UWL avec mon frère Thomas. UWL
existe donc depuis 16 ans."
Quelques clichés de l'ile intense... Que des vierges !..
Certaines très velues...
D'autres moins...
Images par Zed et Dru